28Nov

Comment faire un bon mail de remerciement post-entretien ?

Lors d’un processus de recrutement, chaque interaction avec le recruteur a son importance pour faire bonne impression. Il y a évidemment l’étape de la candidature, celle de l’entretien d’embauche, puis, un exercice qu’on a souvent tendance à négliger : le mail de remerciement. Vous savez ? Ce petit message qu’on envoie au recruteur après l’avoir rencontré. Loin d’être une simple formalité, ce mail vous permettra de montrer au recruteur que vous avez compris ses attentes, que vous êtes réellement motivé pour le poste, et il peut même être un excellent moyen d’étoffer ou de corriger certains points sur lesquels vous n’avez pas assez insisté à votre goût. Encore faut-il bien s’y prendre !

1. Battez le fer tant qu’il est encore chaud

Le mail de remerciement vous permettra de rester dans la mémoire du recruteur. L’idéal est d’envoyer ce message un ou deux jours après l’entretien : il faut montrer que vous avez pris le temps de la réflexion que vous ne vous êtes pas précipité. Mais il ne faut pas laisser le temps au recruteur de vous oublier non plus. Le mail doit être clair, concis, (c’est-à-dire entre cinq et huit lignes), poli mais pas nécessairement aussi formel que les échanges antérieurs à l’entretien d’embauche. Plus le mail sera personnalisé, plus il sera pertinent et jouera en votre faveur.

Entamez le mail par une formule de remerciement. Rappelez la date et le moment de l’entretien pour que le recruteur s’en rappelle. Vous n’êtes sans doute pas le seul candidat qu’il a rencontré récemment. Optez par exemple pour une formule du style : « Suite à notre rendez-vous de mardi matin, je tiens à vous remercier pour le temps que vous m’avez consacré et pour la qualité de notre échange… »

2. Confirmez votre intérêt

La suite du mail a pour but de confirmer votre motivation pour le poste convoité. Vous pouvez donc rappeler deux ou trois éléments sur lesquels vous avez échangé lors de l’entrevue, afin de montrer votre capacité d’écoute et d’analyse. Le piège serait de reprendre un à un les arguments que vous aviez déjà initialement mis en avant dans votre lettre de motivation. Le mail de remerciement doit être différent du reste de votre candidature, vous devez mettre en perspective ce que vous avez appris sur le poste et l’entreprise lors de l’entretien. Le candidat doit montrer qu’il a compris et s’est approprié les enjeux de l’offre.

3. Faites les derniers ajustements

Vous avez oublié d’approfondir un sujet en entretien ? Vous avez le sentiment d’avoir mal répondu à une question ? Vous êtes déçu d’une de vos réponses ? Le mail de remerciement est la parfaite occasion d’ajuster le discours que vous avez eu en entretien. N’hésitez pas à dire au recruteur que vous avez mûri une réflexion évoquée puis approfondissez-la. Cela lui montrera que vous tenez au poste, que vous êtes capable de vous analysez et de revenir sur votre parole. En plus, cela pourra permettre d’entamer une discussion…

4. Maintenez le dialogue et démarquez-vous

Même si le recruteur vous dit en fin d’entretien qu’il reviendra vers vous dans un certain délai, le mail de remerciement est un moyen de maintenir la communication. Après avoir indiqué à nouveau votre motivation, vous pouvez tout à fait demander à votre interlocuteur de vous faire un retour sur votre prestation : « Si vous en avez l’occasion, je serais ravie de connaître votre perception de l’entretien. Je considère que toute critique est bonne à prendre ». Soyez humble et restez à votre place de candidat même si l’entretien s’est très bien déroulé, ne vous présentez pas comme si vous aviez déjà obtenu le poste !

Envoyer au recruteur un article en lien avec un sujet que vous avez abordé durant l’entretien est un clin d’œil sympathique qui peut permettre de susciter une réponse de sa part. Pour vous démarquer, vous pouvez être d’humeur généreuse ! Lors de votre entretien le recruteur vous a dit que la visibilité de la boîte sur les réseaux était un de leur point faible ? Prenez un peu de votre temps pour élaborer quelques pistes d’optimisation pour le référencement de l’entreprise que vous joindrez à votre mail. Enfin, vous pouvez conclure en posant une question à la personne sur la suite du processus de recrutement.

Dans le cas ou l’entretien ne vous a pas convaincu, prenez le temps de mûrir votre décision mais n’attendez pas trop non plus pour le faire savoir. Si vous restez courtois et en bons termes avec le recruteur, il sera plus enclin à vous tenir informé lorsqu’un poste plus en adéquation avec votre profil se libèrera dans l’entreprise.

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14Nov

Lettre de motivation : stop aux modèles copiés-collés et aux formules bateaux !

« Fort de trois ans d’expérience dans la vente, c’est avec motivation que je vous adresse ma candidature pour le poste de… » Vous avez tout bien fait : intro de présentation, développement, conclusion avec une belle formule de politesse : « Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie, Monsieur, Madame, de bien vouloir recevoir mes plus respectueuses salutations. » Simple, efficace. Pour être sûr de ne pas trop mal vous y prendre, vous vous êtes inspiré de modèles de lettres de motivation trouvés sur Internet, vous avez demandé à un ami qui vient d’obtenir un bon poste de vous envoyer sa dernière lettre de motivation, bref, vous avez pioché à droite à gauche… Vous vous sentez plutôt serein sur la forme de votre candidature, mais est-ce vraiment comme ça que vous sortirez du lot ? Je vous le dis en tant que chargée de ressources humaines : il y a peu de chances.

Cet article est un plaidoyer pour le retour de la spontanéité dans nos candidatures. Il est temps d’en finir, enfin, avec templates et les formulations toutes faites ! Il est temps de raconter votre histoire…

Parce que cela rend le travail des recruteurs très ennuyeux

Si écrire et relire votre lettre de motivation vous parait rébarbatif, imaginez le recruteur qui lit des candidatures à la chaîne… Si vous avez déjà baillé et relu plusieurs fois d’affilé la lettre de motivation qu’un ou qu’une amie vous a demandé de relire parce que vous n’arriviez pas à accrocher, alors vous comprenez certainement un peu plus ce que doivent vivre les recruteurs. Quand les lettres se ressemblent toutes, contiennent les mêmes formules toutes faites « dynamique, motivé, sérieux… » – comme si quelqu’un pouvait se targuer d’être « mou, démotivé et indigne de confiance » – cela peut être terriblement ennuyeux pour eux… Résultat, noyé dans la pile de courrier, vous passez à la trappe…

La situation est classique : on cherche un emploi, on a peur de mal faire, alors on part d’un modèle, qu’on modifie. On change les mots. On met le nom de son entreprise, on adapte les lieux, les compétences, comme on compléterait un exercice avec des phrases à trous dans un cahier de vacances. Il en ressort une lettre identique à tant d’autres, puisque calquée sur tant d’autres. Ce ne sera peut-être pas éliminatoire, mais ce n’est en aucun cas le moyen de sortir du lot !

Pour vous assurer de n’être ni banal ni barbant, mettez-vous à la place de la personne qui va vous lire. Il peut être intéressant, par exemple, de partir d’une page blanche, où vous couchez spontanément vos idées avec vos mots, en expliquant qui vous êtes, ce qui amène à postuler et ce qui vous intéresse dans le poste, quitte à aller vérifier après coup auprès de modèles s’il ne vous manque pas des informations ! Soyez bien vigilants, évitez les formules toutes faites et les phrases qui n’apportent aucune information précise ni personnelle ou qui auraient pu être écrite par n’importe quel candidat. Par exemple, lorsque vous écrivez « actuellement à la recherche d’un emploi, je vous fais parvenir ma lettre de motivation car je suis très intéressé par le poste », on voit finalement qu’il n’y a pas tellement d’informations cruciales dans cette phrase : le recruteur s’en doute et ce n’est pas très attractif. Alors que si vous mettez en avant, dès l’accroche, le fait que vous ayez découvert l’entreprise grâce à une conférence à laquelle vous avez assisté, ou que vous avez travaillé dans une société concurrente ou enfin que vous êtes passionné par le secteur de l’entreprise depuis que vous êtes enfant, vous éveillerez la curiostié du recruteur.

Si vous avez du mal à vous défaire des formules un peu standardisées, vous pouvez essayer de passer par l’oral. Vous enregistrer, par exemple, ou écrire sous votre propre dictée, peut vous aider à garder un langage naturel et précis, plus sincère que des formules plaquées. Vous utiliserez peut-être des mots plus simples, mais ce seront les vôtres !

Parce que ça ne dit rien de vous

Le recruteur cherche avant tout à vous connaître, il a besoin d’éléments pour décrypter votre personnalité et voir si vous pourriez vous intégrer sur le poste, dans l’équipe, dans l’entreprise… Si votre candidature est le premier contact que vous avez avec lui, la lettre de motivation et le CV sont les deux éléments que vous mettez à sa disposition pour qu’il se fasse une première impression de vous. En lui servant une lettre de motivation copiée-collée d’une autre, aussi réussie soit-elle, la seule impression que vous allez lui donner est une impression de “déjà vu” !

Personne ne vous reproche d’essayer de respecter au mieux les règles techniques de la lettre de motivation, mais attention, si vous n’y mettez pas un peu du vôtre, c’est-à-dire du personnel, ce sera perdu, car un tel courrier ne dira rien de vous. Pire, cela pourrait vous desservir, car partir d’un modèle tout fait, répéter des formules vues et revues peut faire un peu scolaire, voire donner l’impression que vous n’êtes pas très impliqué, que vous rédigez des candidatures à la chaîne, sans conviction ni motivation …. Tout l’inverse de votre objectif !

Faites le pari d’exprimer votre style, favorisez la simplicité et préférez la sobriété aux phrases pompeuses et excessivement formelles. Après tout, il s’agit en quelque sorte de raconter une histoire, votre histoire, celle qui vous amène à postuler, alors pourquoi ne pas y mettre quelques anecdotes personnelles pour commencer à créer un lien ? Voici un exemple de ce que l’on pourrait dire : « L’année passée, j’ai eu un déclic, je ne voulais plus travailler dans des entreprises qui n’étaient pas sensibles à la protection de notre planète. Alors quand j’ai vu qu’une entreprise écoresponsable comme la vôtre recrutait, cela a fait tilt, il a fallu que je vous envoie cette candidature. »

Ces récits sont l’occasion d’expliquer votre cheminement, vos choix de secteurs, d’entreprises, de domaine. Évitez tout de même les histoires tires-larmes, mais osez-vous livrer un peu plus. Votre lettre doit être à votre image, restez sincère et spontané(e), vous n’en serez que plus fier et convaincant !

Parce que cela ne répond pas à la question

Cessons de détourner la lettre de motivation de son but premier. Une lettre de motivation doit pouvoir exprimer ce qui vous amène, c’est d’ailleurs pour être sûres d’avoir la réponse à cette question que quelques entreprises demandent aux candidats de réaliser une vidéo de présentation ou exigent de répondre directement à des questions en ligne en postulant.

C’est étonnant, car si les recruteurs semblent à la recherche d’une certaine originalité, les propositions toujours plus nombreuses de modèles de lettres de motivation en ligne tendent à davantage standardiser les candidatures : « 10 modèles de lettres originales », « Les meilleures formules pour conclure une lettre de motivation », etc. Les offres payantes fleurissent jour après jour, mais elles oublient à chaque fois une chose. De telles propositions se concentrent sur la forme sans jamais interroger le fond. Qu’est-ce qui vous attire dans le poste, quel est le pourquoi derrière cette candidature ? La réponse ne peut être qu’individuelle, unique et personnelle.

Avant même d’écrire quoi que ce soit, posez-vous d’abord les questions suivantes :

  • Pourquoi vous voulez ce poste ? Vous cherchez du boulot certes, et le poste semble sympa, mais qu’est-ce qui vous fait dire ça ? En quoi le projet de l’entreprise vous motive et a du sens à vos yeux ? Pourquoi vous prendriez plaisir à exercer ce job ? Pourquoi est-ce cohérent avec votre histoire ?
  • En quoi pensez-vous que vous pourriez correspondre au poste et répondre au besoin de l’entreprise ? Que disent de vous vos anciens managers et collègues ou encore votre entourage à propos de vos qualités ? Comment pourriez-vous illustrer vos réussites ? Et même vos échecs ? Ne soyez pas avare de détails.

Une fois que vous aurez répondu à ces questions, vous pouvez commencer à rédiger ! Si cela vous facilite la tâche, appuyez-vous encore une fois sur l’oral, en vous imaginant que vous présentez votre projet de candidature à quelqu’un. Allez droit au but et restez authentique ! Si vous n’êtes pas inspiré, surtout restez concis : une lettre de motivation n’a pas à dépasser une page !

Si la lettre de motivation prend une part importante dans l’impact qu’auront vos candidatures, ne vous laissez pas effrayer par l’exercice de style. Bien que la forme ait longtemps eu son importance, les règles s’assouplissent peu à peu au profit du message de fond, comme c’est le cas de nombreuses conventions dans le monde du travail. Plus de liberté et de souplesse dans la rédaction vous donne vraiment l’occasion d’exprimer votre singularité, sans pour autant négliger syntaxe et orthographe. Il n’y a pas de recette miracle, la lumière reste cependant à placer sur le message que vous voulez transmettre, alors allez à l’essentiel et osez affirmer votre personnalité.

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12Nov

Les 6 conseils pour faire un bon CV

Article proposé par Gérald

Les recruteurs reçoivent des centaines de CV pour une seule offre d’emploi. Face à cette avalanche de candidatures, ils ne prendront que quelques minutes pour lire le vôtre. Autant mettre toutes les chances de votre côté en faisant un bon CV. Carte de visite par excellence pour taper dans l’œil des recruteurs, il mérite que vous y passiez un peu de temps. Voici les 6 conseils incontournables pour faire un bon CV et décrocher à coup sûr l’emploi de vos rêves.

 

  1. Faire figurer les rubriques essentielles pour faire un bon CV
  2. Donner un titre au CV
  3. Personnaliser le CV
  4. Le bon CV tient sur une page
  5. Le faire sobre
  6. Objectif zéro faute pour un bon CV

Pour avoir un CV parfait, quelques règles élémentaires sont à respecter. Plus précisément, elles sont au nombre de 6. Check-List de ce qu’il ne faut pas oublier pour faire un bon CV.

 

Faire figurer les rubriques essentielles pour faire un bon CV

Le CV permet aux recruteurs d’en apprendre un peu plus sur vous, votre parcours et votre expérience. Ils doivent pouvoir scanner votre CV en un coup d’œil et y découvrir les informations essentielles concernant votre candidature. Pour cela, votre CV doit contenir des rubriques indispensables.

  • une partie contenant des éléments sur votre état civil (nom, prénom, adresse, téléphone, email et éventuellement si vous êtes titulaire du permis de conduire si la fiche de poste le requiert) ;
  • une partie sur votre formation et diplôme obtenus ;
  • une autre sur votre expérience professionnelle ;
  • une dernière sur vos centres d’intérêt.

Dans la rubrique « Expérience professionnelle », listez les entreprises dans lesquelles vous avez travaillé de la plus récente à la plus ancienne. Pour chaque étape de votre parcours professionnel, associez-y les compétences acquises.

Cette liste de rubriques essentielles pour faire un bon CV n’est pas limitative. Vous pouvez décider d’y ajouter d’autres informations comme vos soft skills par exemple.

Donner un titre au CV

Impossible de faire l’impasse sur le titre du CV. Comme le résumé du CV ou l’accroche, il permet d’indiquer au recruteur quel est votre projet professionnel et votre niveau de responsabilités. Il permet en un coup d’œil au recruteur de voir si votre profil est en adéquation avec ses besoins. Oubliez les qualificatifs flatteurs complètement éculés à force de figurer dans tous les CV (par exemple : Directeur commercial sérieux et à l’écoute).

Si vous répondez à une annonce, il est conseillé de reprendre le titre figurant sur cette dernière et de le compléter d’une ou deux qualités qui pourraient vous distinguer de vos concurrents (par exemple : Directeur commercial trilingue français, anglais et italien).

Personnaliser le CV

Un CV personnalisé, c’est plus de chance pour vous de taper dans l’œil du recruteur. Pas question, évidemment, de transformer de fond en comble votre CV. Ni la mise en page, ni le fond, ni les rubriques adoptées n’ont besoin d’être modifiés. En revanche, le titre, l’intitulé des fonctions exercées devront être retouchés pour correspondre le plus possible aux attentes du recruteur. Il doit avoir le sentiment que votre CV lui est vraiment destiné.

Une astuce consiste à décrypter l’offre lue et à repérer les mots-clés disséminés dans l’offre d’emploi et de les réutiliser dans son CV. Pour cela, veillez à lire attentivement l’annonce et notez les mots importants figurant dans toutes les rubriques. Du secteur d’activité à l’intitulé du poste ou l’expérience exigée en passant par le niveau d’études, ils doivent se retrouver dans le CV pour que ce dernier passe le premier barrage.

Le bon CV doit tenir sur une page

À ce sujet, les recruteurs sont catégoriques : une page et pas plus quand on est junior, mais aussi quand on a un profil sénior. Vu la quantité de CV qu’ils ont à analyser, le temps qu’ils peuvent y consacrer est donc passablement limité. Soyez le plus synthétique possible.

Plus d’un recruteur, vous le dira, les descriptifs d’expérience contiennent bien souvent des précisions inutiles. Pas besoin de mentionner, les jobs alimentaires effectués quand vous étiez étudiants et sans rapport avec le poste que vous convoitez ou encore les stages de 3 à 6 mois lorsque vous étiez étudiant. Faites du tri dans vos expériences.

Miser sur la sobriété pour faire un bon CV

Le mieux est l’ennemi du bien. Peu de couleurs, une police adéquate, peu de logos, peu de tableaux : votre CV doit être avant tout informatif. Sauf, bien entendu, si l’on est à la recherche d’un job de graphiste. Les plus belles maquettes sont souvent les plus simples.

Aéré, harmonieux, soigné, le CV doit donner dès le premier coup d’œil la meilleure impression au recruteur. Attention, la moindre fausse note peut vous disqualifier d’office.

Objectif zéro faute pour faire un bon CV

Pour avoir un bon CV, il est impératif qu’aucune faute d’orthographe ne se soit glissée dedans. Les fautes d’orthographe sont toujours rédhibitoires. Elles témoignent soit de lacune en orthographe soit d’inattention, un trait de caractère qui n’est pas recherché en entreprise.

Relisez-vous avant d’envoyer votre candidature et faites relire votre CV à votre entourage.

17Oct

Comment gérer le suivi de ses candidatures ?

En période de recherche d’emploi, quand on postule à des dizaines d’offres, il est facile de se perdre dans le suivi de ses candidatures. Partir à la conquête de l’entreprise de nos rêves peut vite se transformer en un parcours du combattant qui nécessite une bonne dose de rigueur et de méthode. Si l’organisation laisse à désirer et qu’un recruteur nous contacte à l’improviste, on risque de s’emmêler les pinceaux et de ne pas savoir pour quelle candidature il nous contacte. Pour éviter une telle impasse, il existe une solution : le tableau de suivi ! Cet outil ne vous est pas familier ? On vous explique pourquoi il est indispensable et comment l’utiliser.

La recherche d’emploi : un exercice dans lequel on s’éparpille

Quand on recherche un emploi, on postule généralement par différents biais :

  • Des jobboards (Pôle Emploi, Apec, Cadremploi, Welcome to the Jungle, etc.) qui mettent directement en relation les recruteurs et les demandeurs d’emploi, et sur lesquels on dispose souvent d’un espace personnel où déposer notre CV.
  • Des agrégateurs (Indeed, Keljob, Jobijoba, etc.) qui, comme un moteur de recherche, regroupe les offres qu’ils trouvent sur Internet grâce à un algorithme.
  • Des réseaux sociaux professionnels, le plus connu étant LinkedIn.
  • Des sites de matching (Qapa, Meteojob, Monkeytie) qui, comme des applis de rencontre, font matcher les profils de recruteurs et de demandeurs d’emploi qui semblent compatibles.
  • Des sites d’annonces comme Leboncoin qui proposent généralement des offres plus locales, souvent postées par de petites entreprises ou des particuliers.
  • Sur le site carrière de l’entreprise, c’est-à-dire sur l’onglet recrutement du site de l’entreprise
  • Via une candidature spontanée

Ces différentes méthodes présentent toutes des avantages, mais elles sont la source d’un problème majeur : l’éparpillement de nos candidatures. Quand on postule sur toutes ces plateformes, difficile pour notre cerveau de s’y retrouver. Cela peut nous causer bien des problèmes comme : ne plus savoir sur quel site on a postulé, ne plus savoir si le recruteur à accès à notre CV, ne plus retrouver notre candidature quand un recruteur nous appelle… Rien de pire que de devoir demander à un recruteur une précision sur l’offre à laquelle on vient de postuler. Même s’il se doute que nous n’avons pas mis tous nos œufs dans le même panier, cela reste très maladroit et contreproductif dans la démonstration de notre motivation et de notre intérêt pour le poste.

Mais alors que faire ? Comment lutter face à ce désordre ? Pour candidater l’esprit serein il existe une solution : le tableau de suivi !

Le tableau de suivi : qu’est-ce que c’est ?

Le tableau de suivi est un document qui permet de regrouper toutes les offres d’emploi auxquelles vous avez postulé ou auxquelles vous souhaitez postuler. Pour faire votre tableau de suivi vous pouvez utiliser un tableur classique comme Excel, où utiliser des outils de gestion plus instinctifs et ludiques comme Trello, ou encore des outils spécialisés pour la recherche d’emploi comme BoxmyJob. Le plus important, c’est de l’actualiser régulièrement. Peu importe la technique et l’outil choisi, dès qu’une évolution se présente, mettez instantanément à jour votre tableau de bord pour avoir une vue sur l’ensemble de vos candidatures.

Maintenant que les présentations sont faites, on vous explique comment remplir ce fameux tableau.

Les mentions obligatoires pour un tableau de suivi efficace

Pour vous aider à répondre de manière professionnelle à la sollicitation d’un recruteur, votre tableau de suivi doit balayer un certain nombre d’éléments…

1. Les informations liées à l’envoi de la candidature

  • Notez la date et le mode d’envoi de la candidature,
  • La plateforme (jobboard, site emploi, site carrière de l’entreprise, réseau social…) via laquelle votre candidature a été envoyée. Cela vous permettra de retrouver l’annonce facilement et parfois même de suivre les échanges qui se dont directement par messagerie des plateformes de recrutement. N’oubliez pas de sauvegarder le lien de l’annonce.
  • Enfin, mentionnez si vous avez été mis en relation par une personne de votre réseau, cela vous rappellera de le préciser au recruteur lors des échanges ou de relancer votre contact.

Pensez également à :

  • Prendre une capture d’écran de l’annonce détaillant l’offre, ou à sauvegarder cette dernière dans un fichier texte. Elle pourrait avoir disparue, le jour où le recruteur vous appelle pour vous convoquer en entretien… Or se replonger dans l’annonce est une étape nécessaire pour préparer son entretien et avoir en tête tous les missions et les compétences requises
  • Noter le titre et la description du poste en répertoriant les mots clés de l’annonce (compétences, missions, secteur de l’entreprise), et lister vos principales motivations liées à celui-ci. Pas question de compromettre ses chances en oubliant de quel poste il s’agit et les missions à exécuter lorsqu’un recruteur vous contacte par téléphone
  • Inscrire le type de contrat proposé
  • Indiquer la localisation géographique du poste si vous postulez dans différentes villes
  • Renseigner le salaire proposé si celui-ci est mentionné dans l’annonce.

Enfin, si vous personnalisez votre CV et votre lettre de motivation (ce qu’on vous recommande fortement), il peut être pertinent de répertorier les liens des documents que vous avez envoyé pour votre candidature. Cela vous évitera de les perdre dans les dossiers de votre ordinateur.

2. La notation des offres pour mieux prioriser

Profitez-en pour noter les offres. Par exemple, choisissez les 5 critères suivants : missions, rémunération, localisation, relationnel et intérêt du poste et pondérez ces critères en fonction de l’importance qu’ils ont pour vous. Ces notes vous seront extrêmement précieuses car elles vous permettront de définir vos priorités. Vous pourrez alors utiliser le tableau de suivi pour vous aider à prendre une décision et choisir entre plusieurs offres ou simplement vous conforter dans votre choix.

Sur votre tableau, préparez également un espace dédié aux offres auxquelles vous aimeriez postuler et classez-les par ordre de préférence. Pour vous aider à identifier celles auxquelles répondre en priorité, n’hésitez pas à répertorier la date à laquelle l’annonce a été publiée et la date de prise de fonction prévue.

3. Les relances

Que vous relanciez le recruteur par mail ou par téléphone, dans tous les cas, notez la date à laquelle vous devez les relancer. Le délai idéal ? Entre une semaine et dix jours. Sauf si vous avez reçu un mail accusant réception de votre candidature qui vous précise un délai spécifique. Les relances sont primordiales pour ne pas se faire oublier et assurer de sa motivation. Insérez des rappels dans votre agenda par exemple.

4. Les exercices pratiques

Pratique courante dans certains secteurs comme le conseil, les recruteurs sont de plus en plus séduits par le Case study et autres cas pratique. C’est un bon moyen pour les entreprises de tester votre manière de réfléchir et d’analyser une situation de manière méthodique, ainsi que vos connaissances techniques. Listez dans votre tableau ceux qui vous ont été demandés pour pouvoir vous entraîner, gagner en méthodologie et les réviser aisément, et renseignez également la deadline à laquelle rendre ce travail.

5. Les refus

Même si ce n’est pas la partie la plus agréable du tableau, cela reste utile pour dresser le bilan et acquérir le recul nécessaire vis-à-vis du rendement de vos candidatures. Et, qui sait, améliorer vos pratiques !

Prenez soin de vos contacts en toutes circonstances, car même si vous n’êtes pas retenus, vous pourriez être recontacté dans le futur. Et ce tableau pourra être réutilisable tout au long de votre carrière. Et vous pourriez être amené à reprendre contact avec les personnes rencontrées pour postuler directement auprès d’eux.

 

 

Freelance Content Writer
Ingrid Dupichot


 

17Oct

Comment trouver un emploi en période de crise ?

Avec la crise sanitaire, les conséquences sur le marché de l’emploi sont inévitables. Alors, il va falloir redouble d’efforts et apprendre à identifier vos compétences transférables : en effet, celles-ci peuvent clairement vous postuler vers un autre secteur plus porteur, si le vôtre est particulièrement sinistré.

Voici mes 5 conseils pour vous aider à rebondir sur le marché de l’emploi actuel :

1- Analyser le marché

La baisse radicale de votre secteur d’activité est-elle liée à la récession économique générée par le Covid-19 ou correspond-elle finalement à une évolution plus structurelle ?

Une analyse du marché vous aidera à évaluer les secteurs qui restent porteurs, voire à identifier des entreprises qui sont déjà en réelle reprise d’activité. La presse professionnelle et économique vous donnera des données actualisées : lisez votre fil d’actualité sur LinkedIn, et suivez l’actualité de journaux spécialisés comme Agefi, Le Temps, PME Magazine.

2- Faire le point sur vos compétences

On regroupe les compétences en 3 catégories :

–       le savoir, celui que vous avez souvent appris à l’école ou à l’université (connaissances linguistiques, informatiques, techniques, etc.) ;

–       le savoir-faire, celui que vous avez développé lors de vos expériences professionnelles (le coeur de votre fonction, la connaissance spécifique d’un produit, d’un secteur d’activité, d’une zone géographique, etc.) ;

–       le savoir-être, celui que vous avez renforcé au fur et à mesure de votre parcours (capacité à travailler en autonomie ou en équipe, à être proactif, à prendre du recul, à gérer un conflit, à négocier avec un client ou un fournisseur, etc.).

Ce sont ces dernières compétences qui sont dites transférables, car elles sont évidemment prisées dans tous les secteurs d’activité. Ainsi, vous pouvez débuter dans un nouveau secteur, mais vous n’êtes finalement PAS strictement débutant !

3- Définir votre projet professionnel

Votre objectif est d’identifier un domaine d’activité en cohérence avec ce qui vous anime vraiment. Réfléchissez à vos centres d’intérêt : il y a fort à parier que vous en connaissez « un rayon » (et en tout cas plus que d’autres candidats) si vous êtes passionné d’œnologie, de mécanique de précision, de culture asiatique, d’intelligence artificielle, etc.

Cela vous permet de cibler des entreprises en lien avec votre passion plus que de partir dans tous les sens, et de postuler à tout va. Vous gagnerez en temps et en efficacité si vous avez pris le temps de réflexion nécessaire pour identifier les secteurs où vous parviendrez à mettre en exergue vos atouts. Vous réussirez à convaincre si vous savez pourquoi vous avez postulé dans telle entreprise plutôt que telle autre.

4- Développer votre réseau

Dans le contexte actuel, la concurrence est particulièrement féroce. Alors répondre à des annonces, c’est bien, mais c’est là que vous serez particulièrement exposé à cette concurrence. Alors, osez faire des candidatures spontanées, très ciblées. Et bien sûr, si vous sollicitez vos amis, vos proches, vos voisins, vos anciens collègues, le réseau d’anciens élèves de votre école, vos contacts sur LinkedIn, cela devrait déjà faire pas mal de contacts potentiels pour obtenir des informations sur une entreprise, sur un domaine d’activité, sur un nom de personne à contacter, etc.

Bref, ayez le réflexe de vous ouvrir aux autres, de parler de votre projet, de poser des questions à tout ce réseau qui peut clairement faire la différence dans le contexte d’une recherche d’emploi. Après tout, il suffit d’1 contact pertinent pour vous permettre de décrocher un entretien, et qui sait un emploi au terme du processus de recrutement.

5- Garder un bon moral !

Mon dernier conseil est sans doute le plus difficile à appliquer… Dans l’absolu, chercher un emploi est souvent une période longue et épuisante, faite de hauts et de bas. Alors dans le contexte actuel, on peut s’attendre à rencontrer des difficultés plus importantes et à mettre un laps de temps plus long pour trouver un emploi. Efforcez-vous donc d’avoir une attitude la plus positive possible, et de vous entourer de personnes qui savent vous transmettre une bonne énergie.

Lorsque vous serez face à un recruteur, expliquez votre démarche sans laisser entendre que vous avez postulé dans ce nouveau secteur « par défaut ». Au contraire, montrez que vous avez su prendre du recul, analyser la situation, vous remettre en question, et donc faire preuve d’adaptabilité et de votre capacité à rebondir.

Tenez-moi au courant, mais je suis certaine que le recruteur appréciera votre motivation et lui donnera envie d’aller plus loin avec vous dans le processus de recrutement !

Pour aller plus loin, lisez aussi mes articles suivants :

 

Publication par Sandrine Durand-Clarini